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Le blog botanique de Nanie, petit à petit : un micro jardin urbain en expérimentation

La visite au pays du piment français...un petit tour par Espelette (enfin)

10 Août 2020 , Rédigé par Nanie Publié dans #PIMENTS, #VISITES VERTES

Voilà bien longtemps que j’en rêvais...et voilà qui est fait. 
Depuis le premier semis de « piment d’espelette » En 2019, l’idée me démangeait beaucoup...(l’anecdote est ici)

Bref, il fallait quand même aller voir à quoi ressemble ce piment « en vrai » !

...et si le piment gorria que j’ai semé avec espoir n’était pas celui qui est cultivé à Espelette ?
...et si mon piment ne correspondait pas aux caractéristiques bien définies de celui du pays basque ?
...et si le semencier m’avait trompée ou s’était trompé en me vendant d’autres graines que celle de la jolie variété basque ? (avec ou sans l’intention de le faire) ?

et si, et si, et si !!!!!

tant de questions demandent des réponses...

voilà qui est fait ! Enfin !

Fin du suspense !

La visite au pays du piment français...un petit tour par Espelette (enfin)

Les champs ont été vus et les piments d’Espelette observés sous toutes les coutures....enfin presque car en août, seuls les piments secs de l’année précédente sont en vente car la récolte 2020 n’a pas encore eu lieu.

Cependant dans les champs on aperçoit les premières tâches rouge des piments qui commencent à mûrir.  A Lyon, sur mon balcon, les premiers piments rouge ont déjà été cueillis et mangés (crus et cuits), petit privilège du climat dans la vallée du Rhône. 

La visite au pays du piment français...un petit tour par Espelette (enfin)
La visite au pays du piment français...un petit tour par Espelette (enfin)

Bref, une visite par le syndicat du piment d'Espelette a levé les derniers doutes et répondu à de nombreuses questions. 

La visite au pays du piment français...un petit tour par Espelette (enfin)

La première chose à savoir concernant la culture du piment d’Espelette est son climat semi tropical entre montagne et terre, entre précipitations liées à la montagne et vent chaud en provenance du sud. Au pays basque on trouve d’ailleurs beaucoup de bananiers (en bord de mer comme dans les très), voilà une découverte inattendue. 

Pour revenir au célèbre piment local, il est aussi beau que dans ...mes pots : le piment affiché bien sa forme triangulaire, sa taille (soit une dizaine de centimètres), et un beau rouge basque à maturité. Il est piquant et légèrement brûlant sur le moment. Il est notamment parfait pour la bayonnaise...une autre découverte élémentaire...

Pour revenir au piment en lui même, il a bien évidemment été ramené du Mexique par les conquistadores car il n’est pas originaire de France (comme de très nombreux fruits et légumes dont la plupart des solanaces, tomates courgette, poivron, aubergine alors que ces légumes sont emblématiques du sud de la France). 
Bref, à défaut d’être endémique du sud de la France, certains y ont trouvé un climat acceptable pour y être cultivés (avec quelques aménagement tout de même). On ne sème pas les piments toute l’année, un semis en mars et une installation en pleine terre en mai, lui convient pour une récolte entre août et octobre. 

La fin de la saison du piment d’espelette est donc fixée en octobre. Ainsi, tous les ans, une fête du piment a lieu là la fin du mois d’octobre attirant de nombreux touristes et amateurs ( cette année fera exception comme de nombreuses autres festivités). 
 

Lors de ma visite au conservatoire du piment d’espelette (avec un enthousiasme presque immodéré), j’ai avoué à l’animateur étonné, cultiver du piment d’Espelette hors du territoire autorisé (soit une petite dizaine de communes autour d’espelette et géographiquement proche en terme de climat et de production). 
En effet, si seul la zone peut afficher l’AOP on peut cultiver ce piment partout pour son usage strictement personnel si l’on parvient à trouver des graines de piment "gorria". 

La visite au pays du piment français...un petit tour par Espelette (enfin)

Faut il avouer qu’en sortant du conservatoire, j’ai découvert que l’on cultive d’autres piments (inconnus pour moi) dans cette région, notamment le piment doux d’anglet, ainsi que des piments au pays basque espagnol. 

Voilà qui attise une fois encore la curiosité. 

Il va falloir songer à trouver des piments d’anglet l’année prochaine...
Punaise, on appelle aussi ce piment, piment long doux des Landes...un piment que j’ai tenté de semer à deux reprises...sans résultat. 

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