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Le blog botanique de Nanie, petit à petit : un micro jardin urbain en expérimentation

Projet du printemps pour une jardinière à l'ombre (et toujours humide)

21 Janvier 2019 , Rédigé par Nanie Publié dans #TECHNIQUE, #PRINTEMPS

L'hiver on sème peu, on lit beaucoup et on rêve un peu, beaucoup.

Bref, on a le temps de projetter le futur balcon de l'été. 

On commence à penser à ce qu'on aimerait y installer en tenant compte de l'exposition (soleil, ombre...et indirectement de l'humidité permanente), du nombre d'heures d'ensoleillement par jour...

Bref, il y a sur le balcon urbain, des jardinières fixes (indémontable) qui bénéficient d'expositions opposées. 

L'une est en plein soleil l'été, tandis que l'autre est à l'ombre presque 365 jours par an. 

Dans la jardinière à l'ombre où les aromatiques ne poussent pas, seuls les plants "sans place" évidente ont été installé. C'est la jardinière à "bric à brac" habitée par des plants acheté par hasard, offerts, des germinations inattendues. Bref des plants aux besoins incertains et mal assortis les uns aux autre... 

Aussi certains plants ont dépéri, tandis que d'autres ont trouvé leurs marques et sont revenus l'année suivante, après le passage de l'hiver. 

C'est en observant ce qui a avait poussé et ce qui qui avait péri, que j'ai mieux compris. 

Dans cette jardinière à l'ombre (et donc toujours humide), j'ai eu la bonne surprise de voir revenir les trèfles à quatre feuilles. (En y repensant, le trèfle aime l'humidité et la fraîcheur irlandaise et non pas l'ambiance tropicale). 

La menthe installée dans ce même coin ombragé a  prospéré, où faudrait-il dire "explosé", l'été dernier. Faut-il préciser que l'emplacement lui a parfaitement convenu ?

Il y a même une plantule de mauve sylvestre qui s'est installée. 

Le marron germé n'a quand à lui pas apprécié l'humidité trop importante sans doute. Je suspecte un pourrissement du fruit dans la terre...

A présent que ce coin frais hiver comme été, a été identifié, il va falloir y cultiver des espèces qui apprécient l'humidité et la fraîcheur continue.

Voilà ce que j'aimerai à installer : 

De la bergamote ("monarda didyma"), une herbe aromatique qui peut être utilisée en tisanes, ou en salade (elle possède un gout acidulé aussi utilisé dans les bergamotes de Nancy). Il faudra quand même faire attention, comme la menthe elle a tendance à s'étale et à tout coloniser.

Projet du printemps pour une jardinière à l'ombre (et toujours humide)Projet du printemps pour une jardinière à l'ombre (et toujours humide)

De la violette odorante ("viola odorata"), une rustique vivace au feuillage persistant et qui fleurit entre février et mai.

C'est la fleur des petits bouquets des amoureux et celle qui est utilisée pour les bonbons à la violette.

Projet du printemps pour une jardinière à l'ombre (et toujours humide)

Autre espèce qui aime ces coins d'ombre, une cousine de la menthe : la mélisse, dont les feuilles ressemblent à celles de la menthe et qui associent l'odeur mentholée à celle du citron. Comme la menthe, elle peut devenir envahissante et il faut la "limiter" dans son expansion. 

D'ailleurs, je me demande s'il n'y en a pas dans la balle d'aromatiques "surprise" qu'un commerçant on m'a offert au printemps dernier. 

Projet du printemps pour une jardinière à l'ombre (et toujours humide)

J'aimerai bien aussi y installer de l'ail des ours, une variété d'ail dont on entend de plus en plus parler. C'est un ail sauvage que l'on trouve dans les sous bois mais que l'on commence à cultiver dans les jardins. Il aime la fraîcheur et l'humidité. Par contre, il doit idéalement être semé à l'automne. S'il venait à pousser (comme je l'espère), toutes ses parties sont comestibles (fleurs,  feuilles et tiges). 

Le semis d'ail sauvage étant long à aboutir entre un an et deux ans, le mieux serait peut-être d'acheter directement des plants...

Projet du printemps pour une jardinière à l'ombre (et toujours humide)

Il y a aussi un autre aromatique qui devrait s'y plaire mais qui n'aime pas être transplanté : le cerfeuil (semé au début de l'automne 2018). 

Le cerfeuil aime les coins frais et semi-ombragés (c'est aussi peut-être pour cette raison qu'il a apprécié un semis tardif après les dernières chaleurs, et qu'il est toujours là). 

Il faudra peut-être le transplanter en prenant soin de ne pas "briser" la terre où il a germé (ou carrément enterrer son pot de terre cuite dans la grande jardinière fraîche).

Projet du printemps pour une jardinière à l'ombre (et toujours humide)

Enfin, tout ça dépend du retour des espèces de l'année dernière, et du développement de celles qui seront installées. 

Elles peuvent exploser et tout envahir, ou se rabougrir et disparaître.

Projet à suivre...au printemps prochain (pas si lointain).

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